Une hirondelle ne fait plus du tout le printemps!
Après avoir lu un article inquiétant sur lemonde.fr, j'ai recherché des informations plus proches de la source scientifique. je vous soumets donc la communication de la ligue pour la protection des oiseaux (LPO), qui est en réalité une observation du réseau de surveillance des migrations relayée par divers journaux, et la référence d'un article de 2003 sur le même sujet.
Pour résumer, alors que la France sort de l'automne le plus chaud depuis qu'on effectue des mesures, nombre d'oiseaux (dont des hirondelles) n'ont pas obéi à leur instinct, n'ont pas migré pour établir leurs quartiers d'hiver en Afrique. Manifestement, il ne fait pas encore assez froid pour eux! Ce phénomène peut paraître anecdotique, mais il semble que "de mémoire d'ornithologue, on n'ait jamais vu ça". Je me méfie en général de ce genre d'affirmation péremptoire, mais il faut bien constater que l'accumulation progressive de petits changements a fini par provoquer un changement brutal dans le comportement des oiseaux. Les conséquences écologiques sont bien sûr potentiellement catastrophiques, si de grands nombres d'individus sont au mauvais endroit au mauvais moment (absence de proies, surabondance de prédateurs, ou les deux, ou l'inverse), avec des extinctions probables à la clef... Plus de grands vols d'oiseaux migrateurs dans le ciel d'automne, c'est bien triste...
Photographie archéologique à expliquer à vos peits-enfants dans 40 ans.
A court terme, j'espère que les piafs finiront par migrer, même tardivement, et qu'ils reviendront aussi. A moyen terme, j'espère que ce genre de perturbation brutale permettra une prise de conscience du changement en cours, qui a le mauvais goût d'être peu perceptible à l'echelle d'une vie et du raisonnement humains.
On peut également extrapoler un tel phénomène : dans 10 ans, il faudra abroger toutes les lois réglementant la chasse aux oiseaux migrateurs, qui ne le seront plus. La grippe aviaire ne fera plus peur, car sauf voyageur contaminé elle restera dans un même pays. Le verre est à moitié plein...
Pour résumer, alors que la France sort de l'automne le plus chaud depuis qu'on effectue des mesures, nombre d'oiseaux (dont des hirondelles) n'ont pas obéi à leur instinct, n'ont pas migré pour établir leurs quartiers d'hiver en Afrique. Manifestement, il ne fait pas encore assez froid pour eux! Ce phénomène peut paraître anecdotique, mais il semble que "de mémoire d'ornithologue, on n'ait jamais vu ça". Je me méfie en général de ce genre d'affirmation péremptoire, mais il faut bien constater que l'accumulation progressive de petits changements a fini par provoquer un changement brutal dans le comportement des oiseaux. Les conséquences écologiques sont bien sûr potentiellement catastrophiques, si de grands nombres d'individus sont au mauvais endroit au mauvais moment (absence de proies, surabondance de prédateurs, ou les deux, ou l'inverse), avec des extinctions probables à la clef... Plus de grands vols d'oiseaux migrateurs dans le ciel d'automne, c'est bien triste...
Photographie archéologique à expliquer à vos peits-enfants dans 40 ans.A court terme, j'espère que les piafs finiront par migrer, même tardivement, et qu'ils reviendront aussi. A moyen terme, j'espère que ce genre de perturbation brutale permettra une prise de conscience du changement en cours, qui a le mauvais goût d'être peu perceptible à l'echelle d'une vie et du raisonnement humains.
On peut également extrapoler un tel phénomène : dans 10 ans, il faudra abroger toutes les lois réglementant la chasse aux oiseaux migrateurs, qui ne le seront plus. La grippe aviaire ne fera plus peur, car sauf voyageur contaminé elle restera dans un même pays. Le verre est à moitié plein...
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